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Lily Mixe

       

Par Chrixcel |  Publié le Mardi 31 Mars 2015.

C’est lors d’un repérage sur le site Flickr avant de partir à Londres que FatCap découvre les nouveautés street art qui égaient les rues du quartier de Shoreditch.

© Chrixcel


Parmi les photos vues sur le web, celles des collages de Lily Mixe retiennent notre attention. Une prise de contact par e-mail, et nous voilà avec l’artiste comme guide pour une virée urbaine.


© How About No !


Cette jeune trentenaire, après son passage aux Beaux-Arts et un stage en agence de publicité, a décidé de partir à l’aventure il y a trois ans pour la capitale britannique, attirée par l’effervescence créative qui s’en dégage, et elle ne le regrette pas.


© Lily Mixe


Là, elle fait la connaissance de Gary Means, qui a monté son shop sur Rivington Street en plein cœur de Shoreditch, The Alternative London Bus et organise depuis trois ans des visites street art pour les amateurs de collages, pochoirs, sculptures et autres graffs, aidé d’une équipe de passionnés dont elle fait partie.


© Lily Mixe


À la question que l'on peut résolument se poser compte-tenu de ses activités annexes de guide street art : "n'est-ce pas un peu opportuniste de faire du business avec de l'art gratuit ?", elle répond : "je n'ai pas le sentiment d'être une opportuniste (même si je comprends totalement que l'on puisse penser cela) mais plutôt l'impression de rendre un hommage au travail des artistes de la rue. J'ai la chance de pouvoir partager et vivre ma passion avec des gens qui ont l'intelligence d'essayer de comprendre / connaître ce mouvement afin de décoder les messages cachés du street art. Cela me permet aussi de rencontrer des artistes venus du monde entier, d'avoir le temps de travailler pour moi et de financer un peu mes activités artistiques. Rien de plus ;)"


© Lily Mixe


Dotée d’un talent certain pour le dessin, poussée par ses acolytes à franchir le pas, la voilà désormais à coller ses grenouilles (froggies), méduses (jellyfish) et autres hippocampes aux allures de bestioles fantastiques.



Fortement inspirée des planches de gravures anciennes des livres d’histoire naturelle et particulièrement celles de Ernst Haeckel (voir ci-dessus et toutes les planches sur la page Flickr d'Eric Gjerde), elle reproduit en noir et blanc des figures animales issues de son imagination débridée…


© Chrixcel


Le choix de ses visuels s’explique selon elle par une certaine vison du « global warming », mais s’attache aussi à réfléchir sur l’invasion et la mutation animale. Le choix de la méduse, qu’elle représente en créature tentaculaire et mouvante, n’est donc pas anodin, d'autant quelle confesse une passion pour la plongée sous-marine et le mystère des abysses...


© Lily Mixe


Ses coups de coeur en matière de street art, en plus des gravures d'Albrecht Dürer qui la fascinent : le bestiaire de Roa et cette idée de réintroduire les animaux dans la ville. Les invasions de Space Invaders, la délicatesse de Miss Van, l'univers de Phlegm, la magie que dégagent les petites sculptures en bronze de Jonesy et aussi la finesse des chimères d'Alexis Diaz. Lily Mixe a eu l'occasion de voir ce dernier peindre pendants huit jours son éléphant-pieuvre au pinceau à Hanbury street l'été dernier et cela l'a vraiment impressionnée.


© Lily Mixe


Lily Mixe, à n’en pas douter, est un nouveau talent à suivre, à en juger par ses illustrations à l’encre et au stylo bille, délicatement signées d'un "cachet" rouge comme sur les estampes japonaises et dignes d’une Anne Brunet, que nous nous faisons un plaisir de partager avec vous dans cet article.


Trace de son passage à Paris en ce début d'année... © Chrixcel



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