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Crimes of Minds, l'expo !

       

Par Chrixcel |  Publié le Lundi 5 Août 2013.

Crimes of Minds s'est exposé au plateau des Capucins à Brest du 16 au 28 juillet derniers. Rétrospective en images...


UN CONTEXTE HISTORIQUE SECULAIRE

Le plateau des Capucins doit son nom aux religieux présents sur le site dès 1672 où une église et un couvent y sont construits. Les ateliers métallurgiques du plateau des Capucins sont érigés à partir de 1841 pour répondre aux nouveaux besoins de construction et de réparation navales.


L’aile à l’entrée du bâtiment était dédiée à l’exposition d'une sélection de clichés de certains photographes ayant suivi le projet.  


Aujourd'hui, ce plateau représente un enjeu d'aménagement urbain pour la ville de Brest, tant ce patrimoine industriel est immense (25 000 m² de surface). Avant sa transformation, la ville de Brest a offert un écrin ultime et unique à l’association Sugar Rush pour l’exposition « Crimes of Minds » que FatCap suit de près depuis 3 ans…et afin que ces « crimes » picturaux soient perpétrés dans un lieu fort de symboles, quoi de plus approprié que ces immenses bâtiments à deux pas de la prison désaffectée de Pontaniou, où l’artiste brestois Paul Bloas avait œuvré il y a 20 ans, et dont les collages peuplent encore les murs des Capucins ?


Morten Andersen en extérieur 


LA RETROSPECTIVE (16 > 28 juillet)

Sur les 25 artistes ayant pris part au projet (voir nos articles : interview de Liliwenn , et suite et fin), 14 se sont déplacés afin de réaliser des œuvres en live sur ces murs plus que centenaires : Jef Aérosol, Antoine "Twan87" Stevens, Sly2, Kool Koor, Da Mental Vaporz (Blo, Gris1, Kan, Bom.K), Alice Pasquini, Finbarr, Best Ever (Neil & Hadley), Guy Denning, Ben Slow, Morten Andersen se sont joints aux locaux Liliwenn, Pakone (C29), Céleste Java, Wen2, et aux guests Goom et Cartone.


Toiles de Kan (DMV)


Les TSF Papy et Milouz ainsi que C215 étaient présents au travers de l’exposition d’œuvres (71 toiles au total regroupant tous les artistes du projet). Les exemplaires du livre de 168 pages retraçant cette épopée, écrit par Marie Aschehoug-Clauteaux et paru aux Éditions Critères, sont partis comme des petits pains au stand médiation (visuel ci-dessous, photo de couverture Kevin Perro).



Il faut dire que les nombreux visiteurs (9500 au total sur les 13 jours, dont 1100 le jour du vernissage, avec un pic le 2300 le dernier jour !) avaient là une occasion unique de voir cette friche emblématique en l’état avant sa réhabilitation.


Pakone vu par Ray Flex ©


A la question récurrente : « les œuvres réalisées pour l’événement vont-elles rester ? »… comme souvent la réponse est négative, et ces peintures plus qu’éphémères seront donc vraisemblablement détruites dans le futur chantier.


Guy Denning

 

FEMMES

Les femmes, au travers de réalisations d'une extrême qualité, sont à l'honneur dans cette exposition, comme pour rappeler que le projet a été porté principalement (mais pas seulement) par une équipe de battantes !


Céleste Java, éternel visage mélancolique et poétique...


Liliwenn © Bas les masques


Finbarr et ses belles tatouées asiatiques, ici sur toile...


Et là sur un mur extérieur des Capucins, où Finbarr s'est essayé à un style plus épuré que d'ordinaire...

 

VANITES 

Best Ever - détail de la peinture murale où les vanités sont là pour rappeler le caractère éphémère des œuvres "live"...


Sly2 (toile)


Sly2 vu par Bom.K ©

 

REGARDS

Les yeux et regards sont omniprésents dans cette galerie, plaçant les observateurs observés dans le contexte mouvant d'un art qui s'inscrit dans l'instant. 


Ben Slow - le doigt dans l'oeil !


Pour accompagner ces images, les mots de Patrick Belloeil, poète Brestois ayant suivi de près les sessions, rappellent qu’il s’agit là tout autant de poésie que de peinture et de musique :


Effervescence de rue / Une forme se dessine / Et sous les bombes explose un visage qu’illuminent les couleurs qui se posent sur le gris disparu / Nocturne fièvre urbaine / En quelques gestes vifs / L’éphémère impose ses crimes inoffensifs / Dans la métempsychose des murs mis en scène / Dans ces cités aveugles les regards renaissent / La rue devient musée, chroniqueuse, poétesse / Laissant les âmes usées / Jouer les fines gueules. 


Antoine "Twan" Stevens"



Dans la fresque des DMV, l'œil de Salvador Dali conçu par Kan est pris dans l'étau des mains de Bom.K (ici aux finitions), d'où s'échappent les formes cubiques et les volutes de Gris1, abrités par une maison bancale imaginée par Blo.


Jef Aérosol 


Toute cette belle aventure aurait difficilement pu tourner sans l'aide d'une équipe de bénévoles disponibles, sympathiques et motivés, repérables grâce à leurs élégantes chasubles orange fluo ! Saluons-les au passage...


Alice Pasquini en extérieur


Best Ever


"Silencieux dards d’art plantés profondément dans l’eau claire des regards des flâneurs innocents / Nuances métamorphes qui emplissent le vide de vives apostrophes aux esprits invalides / Les couleurs rugissantes enflamment ce qui reste au fond des rues gisantes des sombres murs de Brest / Sous le spray, le message d’une génération pour qui le mot « partage » est sans gêne ni ration."

Texte © Patrick Belloeil.


© Bom.K


Le film regroupant toutes les sessions sort à la rentrée et le livre sera représenté à l'Opus Délits show à l'Espace Cardin en octobre. Un énénement à ne pas manquer !

Toutes les photos © Chrixcel sauf signalées.


Pour commmander le livre, c'est chez Critères Editions.

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