Author: Obscur
Date: 04-18-08 20:03
Alerte aux tags à l'acide!(17/03/2005)
Le nouveau phénomène apparaît en Belgique depuis quelques mois. La SNCB, la Stib et des commerçants en sont victimes
BRUXELLES Si la Belgique enregistre, ces dernières années, une croissance importante du nombre de graffitis autant que de leur gravité - notamment les graffitis gravés -, il semble qu'on s'oriente depuis quelque temps vers des actes de gravité accrue, avec des graffitis à l'acide! Le principe, quoique n'étant pas sans danger pour ses auteurs, est très simple. Les graffeurs se procurent de l'acide de batterie de voiture. L'acide est chargé dans des marqueurs achetés dans le commerce qui sont ensuite utilisés pour graffer sur les vitres.
L'effet est imparable, aussi bien préventivement qu'après que le tag a été apposé: la seule solution consiste à remplacer la vitre en question. On imagine dès lors les frais consécutifs à de tels actes... «Cette fois, il n'y a plus de doute sur la nature criminelle des tagueurs qui s'éloignent de plus en plus de l'image d'artistes que certains voudraient leur donner», explique un spécialiste.
Il y a presque un an que les autorités belges ont été alertées de ce phénomène par la police de La Calamine qui avait elle-même été avisée par la police allemande du développement des tags à l'acide outre-Rhin. Des pratiques qui étaient d'ailleurs le fait de graffeurs particulièrement extrémistes, proches de l'extrême droite.
Les tags à l'acide sont apparus en Belgique ces dernières semaines. Au moins deux cas ont été constatés à la SNCB ces derniers jours, à la gare du Nord. La Stib a également enregistré plusieurs cas alors que des magasins du boulevard de l'Impératrice et de la rue de la Justice, toujours à Bruxelles, ont été ainsi tagués. Des tags qui sont le fait d'un groupe, appelé Total Violent (chaque graffiti s'achève par les initiales TV), déjà bien connu de la justice et particulièrement surveillé par la police. Ce groupe est réputé comme étant le plus extrême de Belgique. Selon les informations recueillies par la police, on leur doit, par exemple, rien que pour l'année dernière, des tags sur une centaine de trains et une vingtaine de bâtiments, rien que pour la SNCB.
Autant d'éléments qui inquiètent les sociétés de transport. La SNCB, par exemple, avant même d'être véritablement touchée par le phénomène, a demandé à un laboratoire d'étudier l'acide et d'envisager les parades possibles. On n'est jamais trop prudent...
|
|