Author: Djaar
Date: 02-16-06 17:23
L'article en libre lecture (La « racaille » et les « vrais jeunes ». Critique d’une vision binaire du monde des cités) est intéressant mais pose problème selon moi.
Je suis plutot d'accord avec ce qui est dit, et je préfère une vision réfléchie de ce qui s'est passé plutot que des absurdités lancées à tout va par N. Sarkozy, mais je trouve que ça manque vraiment de justification. On pourrait presque faire passer n'importe quels arguments comme cela, en citant des exemples qui ne s'appuient que sur très peu de sources:
Ainsi:
| Citation :: La dégradation a aussi concerné les conditions de travail. Stress, fatigue, « ambiance pourrie », ce sont les mots qui reviennent le plus souvent pour parler des nouveaux services ou des ateliers en flux tendus. |
Je ne nie pas en bloc, mais quand on sert ce genre de déclarations, c'est mieux de s'appuyer sur une analyse "prouvée" sinon ça verse un peu dans les discussions de comptoir...
Pareil pour les anecdotes sur les surnoms racistes dans les lieux de travail. Ca serait mieux de préciser en chiffres les choses, plutot que de citer des anecdotes qui reflètent un état de fait, mais ne reflètent peut etre pas une généralité.
Pareil sur les filles de cité qui "ne peuvent pas s’empêcher de comprendre la désespérance de leurs frères", est-ce le cas de toute les filles ?
Je sais que c'est pas de la micro-sociologie, mais je trouve que cet article manque un peu de justifications sur certains passages, notamment les questions psychologiques.
Mais ça a le mérite de pousser la reflexion et de ne pas justement forcer une représentation binaire "méchantes racailles contre gentils jeunes des cités".
Mon anonyme clandestinité dans les faubourgs de la cité, la lassitude, fille de mauvaises attitudes dues à mon opacité.
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