Retour sur Vitry Jam, l'évènement incontournable du street art à Paris. Pixel Pancho, Ender, Sly2, Brok 3HC, C215, Pixal Parazit, Arnaud Crassat et Method Graphic à l'honneur.
Street art Vitry Jam
La jam mensuelle du 94 : une véritable « Vitryne » pour l’art urbain
L’édition du Vitry Jam #5 s’est tenue les 17 et 18 avril dernier sous un soleil radieux, pour la plus grande joie des artistes participant aux « live-paintings » dans les rues de Vitry-sur-Seine. Au programme, 5 nouveaux artistes sont à l’honneur ce mois-ci. Au Zongo shop, les oeuvres de Ender, qui selon sa propre expression a « fait le mariolle ». Entre ses collages et ses pochoirs expressifs alternant gargouilles et fripouilles, les murs du shop se parent des personnages facétieux vus parfois au détour notamment des rues parisiennes et rennaises, et de portraits sur toiles.
Le Français Arnaud Crassat expose ses illustrations à la galerie Dunia, et parsème le bitume de la ville de ses fameux cercles chromatiques qu'on a déjà souvent vus autour des bouches d'égout de la capitale.
L’italien Pixel Pancho y fait son premier solo show en France au concept loft, et a laissé quelques traces bien visibles dans les rues. On commencera par ce personnage haut de plusieurs mètres, qu'on ne peut pas manquer en arrivant de la gare. Un « portrait-robot » de franchouillard avec baguette, nœud-pap et béret qui n’est pas sans rappeler le Super Dupont de Jacques Lob et Marcel Gotlib.
On retrouve quelques rues plus loin sur un store ce personnage de peintre en casquette qui « met des couleurs dans ta vie », tandis que le garage FIAT et l'enseigne VETMODE se parent de nouveaux stores haut-en-couleurs.
A un « embranchement », cette drôle de lampe éclaire le chemin des passants sous la forme d’un perso très « smart » aux allures ampoulées…
Toujours côté live-paintings, pendant que Pixel Pancho jouait les équilibristes sur son échafaudage, Sly2, qui était l’un des invités du Vitryjam #2, semble avoir pris goût aux murs de la ville. Il a posé un portrait du regretté rappeur parisien Eastwoo (RIP) sous le pont de la gare, dont la paroi noire de pollution fait ressortir ce visage comme celui d’un mineur de fond qu’on aurait envoyé au charbon.
Ce sont justement ces murs-là que Joseph Mendy, aka Method Graphic, affectionne pour ses pochoirs « inversés ». Adepte de l’école du « reverse graffiti », Joseph utilise pour donner vie aux murs des produits spéciaux dont la composition reste mystérieuse. Ces mixtures, qu’il applique sur murs très sales pour fixer ses pochoirs, nettoient la saleté en profondeur mieux qu’un karcher. Il faut laisser agir un certain nombre d’heures pour obtenir le résultat escompté…qui est tout à fait saisissant ! Joseph explique que parfois les gens un peu superstitieux prennent ces visages pour des fantômes… quoiqu’il en soit, Joseph est passionné par l’histoire des murs, et transporté par son art, il est toujours à la recherche de supports / matières insolites et de nouvelles techniques pour créer des œuvres issues de la crasse. Une forme de street art « écolo » qui a certainement un bel avenir devant lui.
A quelques pas de Sly2, Pixal Parazit a tatoué le mur de deux portraits au pochoir en vis-à-vis, représentant des personnages de deux gangs ennemis (MS et 18) mis en scène dans le film de Christian Poveda la Vida Loca. Il y appose également l’un de ses nouveaux moulages « stencil attitude » en relief à base de résine époxy, qu’il customise au gré de ses envies.
Côté nouveautés en centre ville, à noter un featuring BROK et C215 de toute beauté :
Un grand big up aux créateurs de ces événements, C215, Djamel Meftah et Franck Zongo, et vivement Vitry Jam #6 !
Texte et photographies par Chrixcel.
Pour plus d'infos n'hésitez pas à consulter les liens ci-dessous:
Sly2 sur FatCap







































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