Covering

Rero

       

Par Vincent Morgan |  Publié le Vendredi 31 Juillet 2009.

Découverte de l'atelier de Rero.

rero atelier

 

e

 

Rero à fait son entrée dans l'art par le graffiti. Après avoir recouvert de nombreux murs sous le nom de Aurer, il s'est sentit limité par l'outil qu'est la bombe de peinture et les règles inhérentes du graffiti et du lettrage. Il se dirige donc vers la toile, le pochoir, le collage et toutes les techniques accessibles lui permettant de découvrir autant de possibilités d'expression artistique. Il commence à exposer et voit sa renommée croître à mesure qu'il diversifie ses approches.

 

ee

 
La logique de Rero est simple, il veut être libre dans le sens le plus pur du terme. " Mon style c'est que j'ai pas de style! Je ne veux pas qu'on puisse reconnaître mes oeuvres si je ne les signe pas. Je ne veux pas avoir une patte". Rero ne veut pas s'enfermer si bien qu'il en arrive à se lancer dans la photographie à travers un projet ovni nommé Anakronism. " Aujourd'hui avec le numérique n'importe quelle personne peut faire des photos pas trop moche, donc je m'y suis essayé."

 

zz

 

L'idée est de mêler des modèles nus hommes et femmes, et des objets issus de l'univers de la haute bourgeoisie dans un décor désaffécté  tel que des terrains vagues, des lieus abandonnés. Il peint des murs, travaille une mise en scène et réalise de nombreux clichés qu'il utilisera ensuite pour en faire des affiches collées dans les rues de paris.



Après avoir eu des soucis sur le copyright de ces images affichées en rue qui le force à arrêter ce projet Anakronism, Rero se lance  logiquement dans un projet lié à la propriété de l'image, et à sa négation. Il passe donc à un type d'expression ultra épuré fondamentalement tourné vers la non-propriété.

 

a

 

Son slogan "le client suivant" vient d'une remarque simple que l'on peut tous faire en faisant ses courses au super marché. "Avant même d'avoir acheté et donc de posséder des objets, nous délimitons la propriété avec les barres "client suivant" en caisse. La réflexion peut être transposée à la propriété des murs de nos villes. A qui appartiennent les murs de notre ville? A qui appartient telle image, au nom de quoi?"



Rero ne se limite pas à imprimer des messages sur pages blanches, il s'est lancé dans le gaufrage et la technique de la presse. "Pour moi un message écrit noir sur blanc sur une page blanche est beaucoup plus violent qu'un tag au niveau de l'impact visuel, c'est cru , c'est dur, on en trouve pas beaucoup, et d'un autre coté le gaufrage donne un coté précieux à l'oeuvre, j'aime bien le mélange des deux".

 

D

 

Rero a été approché par des collectionneurs, par des grandes marques comme Nike, mais il refuse souvent là ou certains auraient sauté sur l'occasion. "On se plaint de l'évolution du graffiti ou du street art, de leur récupération médiatique et commerciale, mais nous les artistes, on est les premiers responsables, il faut savoir dire non et contrôler son art, l'image qu'il véhicule, et l'argent qu'il peut créer à nos dépens ou en tout cas aux autres"

 

q

 


Le MUR d'oberkampf

Voici quelques photos prises dans son atelier, et d'autres que Rero nous a gentiment fournis pour les lecteurs de FatCap. Nous vous tiendrons au courant des prochains projets de Rero, en attendant n'hésitez pas à visiter son site.
www.reroart.com

 

Vous trouverez plus de photos de son atelier dans notre gallerie.


le profil de Rero sur FatCap

 

La dernière vidéo de Rero sur FatCap TV : Exposition à Berlin

 

Partager sur: Twitter | Stumbleupon | Digg | Delicious | Instapaper

DERNIERES VIDEOS

Où c'est?