Flash-back en images sur l’édition Printemps #6 du salon Art Shopping à Paris au Carrousel du Louvre.
Pour cette 6ème édition du salon Art-Shopping, les arts urbains étaient à l'honneur, et cela n’est guère étonnant… Après l’expo TAG au Grand-Palais et le graff « né dans la rue » dans les beaux « Cartier », le street art s’affiche au Louvre aujourd’hui, lorsqu’il y 25 ans il se contentait de ses palissades en mode vandale.
On le sait, l’évaluation d’une œuvre d’art est d’autant plus complexe que même si une création est unique, c’est la cote de l’artiste qui va déterminer sa valeur. En ces temps de crise et de spéculation, bien des particuliers ne peuvent consacrer une quote-part de leur budget à des œuvres trop chères, et à défaut de s’offrir un original se contentent de la photo. Ce salon, dont l’accroche comporte la mention « l’art contemporain à moins de 5000 € », se veut un espace accessible à l’art pour ceux qui souhaitent s’acheter des œuvres à prix abordable, sous l’impulsion d’un coup de cœur et pas forcément aux fins d’investissement. Un total de 250 artistes et galeries exposaient leurs œuvres au Carrousel du Louvre en ce 1er week-end de juin, sur fond de « live-paintings » animés par des artistes urbains. Des panneaux ont été installés le long des stands d’exposition, recréant ainsi artificiellement les murs en marge des galeries qui ont pignon sur rue. C’est avec l’aide de Patrick Le Fur, journaliste et écrivain ayant collaboré notamment à plusieurs Opus Délits aux Editions Critères et l’un des spécialistes de ce courant artistique, et de Virginia Ennor, attachée de presse du Vitryjam Group Show, que cela a été rendu possible. Plusieurs artistes ont réalisé des toiles et panneaux dont Antonin Reveur, Psychose, Brok, Takt, Shaka, Niark1, Method Gaphic, Da Cruz, Popof, FKDL, Jef Aerosol, Konu, Miette, Pixal Parasit, Shuck One, Spray Larue et Thomas Canto. Le photographe Philippe Bonan, le Néo-Zélandais David Le Fleming et les Anglais Ben Slow et Joseph Loughborough étaient également de la partie.
La tendance du moment en matière d’art est incontestablement liée aux arts urbains : ils sont le reflet de ce qui touche une société actuelle multi-ethnique et multi-culturelle pétrie de nouvelles technologies et de plateformes de réseaux sociaux, et s’adressent directement à elle par le biais de la rue. Le passage en galerie permet au public d’appréhender l’œuvre éphémère et gratuite pour tous dans un cadre permanent et accessible à l’acquisition individuelle. La démarche est presque diamétralement opposée, certes, mais elle est complémentaire et peut contribuer à faire connaître des artistes urbains de grand talent.
A voir le monde, gageons que les 10 000 visiteurs attendus étaient au rendez-vous. Globalement, dans la mesure où le salon se portait fort de représenter plusieurs formes de création (sculpture, peinture, photographie, art numérique, dessin, mobilier, objets de décoration, livres d’art…) la qualité des œuvres présentées pouvait paraître assez inégale. Les goûts et les couleurs sont dans la nature, dit le dicton. Il ne fallait donc pas s’étonner de voir se côtoyer des toiles de peintres qui ressemblaient plus à de la décoration d’appartement qu’à des créations originales…ou bien de trouver le stand d’une chinoise virtuose du découpage façon dentelle de Calais qui aurait peut-être davantage trouvé sa place dans un salon dédié à l’artisanat. Mais après tout, le savoir-faire n’est-il pas un art à part entière ?
Si vous n’avez pas pu visiter ce grand show-room, rendez-vous à la prochaine édition Automne des 23 & 24 octobre 2010 au Carrousel du Louvre.
Photographies par Chrixel et Brin d'amour. N'hésitez pas à visiter leur flickr pour plus de photographies de street art et de graffiti.
Texte par Chrixcel.


































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